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Seaspiracy : la pêche en question

« Nous sommes en guerre avec les océans, et si nous gagnons cette guerre, nous perdons tout le reste parce que le genre humain ne peut pas survivre sur cette planète avec une mer morte ».

Je ne peux pas oublier ces mots. Ils resonnent sans cesse dans ma tête. Je me sens coupable. J’ai toujours jugé inadmissible ce qui se passe dans les élevages intensifs de porcins, poulets et bovins. En effet, quand j’ai arrêté de manger de la viande je pensais que la pêche était une activité plus durable, mais je me trompais.

Quand je pense au mot « mer » je me souviens quand j’étais très petite et j’aidé une petite raie échouée à rejoindre son habitat. J’étais très heureuse de la voir finalement nager dans les vagues. Malheureusement, ce doux souvenir s’oppose fortement à la relation actuelle entre la vie aquatique et nous, êtres humains.

Mais comment se fait-il que les humains détruisent la vie marine ? Le documentaire Netflix Seaspiracy : la pêche en question montre des chiffres épouvantables. Saviez-vous qu’on tue entre 11 000 et 30 000 requins par heure dont la moitié sont attrapés lors de la pêche d’une autre espèce ? Saviez-vous que seulement sur la cote française 10 000 dauphins meurent dans des filets chaque année et que pour pécher 8 thons, 45 dauphins sont souvent massacrés ? Aimez-vous les tortues ? Bon, 6 des 7 espèces de tortues sont menacées à cause de la pêche.

Malgré le problème des plastiques qui sont déversées dans la mer TOUTES les minutes et qui sont désormais assimilées par CHAQUE créature marine, ce documentaire se focalise surtout sur les résultats catastrophiques de la surpêche.

Mais qui sont les protagonistes de la pêche intensive ? Le documentaire Seaspiracy dénonce tout le monde à ce propos. Au Japon, l’industrie du thon rouge qui est exporté dans le monde entier génère 42 milliards de dollars par an. Dans le même pays, la pêche aux ailerons des requins rapporte des milliards de dollars au Japon. Cet argent vient surtout de la Chine ou une soupe aux ailerons des requins coûte plus de $100 le bol. Toutefois, il n’y a pas besoin d’aller trop loin pour assister aux massacres des créatures marines pour une question d’argent. En effet, l’Écosse est l’un des plus grands producteurs de saumon d’élevage vendu à multinationales multimilliardaires. Ce que le documentaire mentionne c’est la découverte, pendent l’inspection d’un élevage de saumon écossais, de l’une des pires infestations de poux de mer de tout le temps. En plus d’être condamnés à nager dans leur crasse, il est estimé qu’environ 50% des saumons meurent sans être consommés. Tout cela coûte très cher à l’environnement car la salmoniculture écossaise produit autant de déchets organiques que la population de l’Écosse entier.

Selon ce documentaire, aucune industrie n’a jamais tué autant d’animaux et si la pêche continue ainsi, les océans seront vides d’ici 2048. Toutes les espèces marines sont interconnectées et garantissent le bon fonctionnement des océans. En effet, il est estimé que les océans absorbent presque toute la chaleur atmosphérique et qu’ils emmagasinent 20 fois plus de carbone qu’une forêt. Pour résumer, les océans et leur écosystème sont nécessaires à la régulation du climat et pour cela, il faut les protéger parce que s’ils meurent, on meurt avec eux.

Afin d’atteindre l’objectif 14 des 17 objectifs de développement durable des Nations Unis qui concerne la conservation et l’exploitation de manière durable des océans d’ici 2030, le documentaire implique qu’il faudrait mettre fin à toutes les subventions à la pêche et augmenter considérablement les zones marine protégées où la pêche n’est pas autorisée. Toutefois, tous nous citoyens de la planète pouvons apporter notre contribution en passant à une alimentation à base de plantes, une solution plus saine mais aussi délicieuse qui pourrait sauver notre écosystème et nous.

Après cet article, êtes-vous prêtes à donner votre contribution pour sauver les océans ? Et si oui, comment ? N’hésitez pas à nous le faire savoir dans les commentaires!

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