French

Comment le Brexit détruit les rêves d’Erasmus des étudiants britanniques

Découvrir une nouvelle culture, apprendre ou améliorer une langue et passer des nuits dans les rues ou sur la plage d’un nouveau pays, en faisant la connaissance d’étudiants du monde entier — voilà tout ce qui me vient à l’esprit quand je pense au mot « Erasmus ». Un séjour à l’étranger est vraiment une expérience dont personne ne peut se passer. Qui ne rêve pas d’un semestre dans une université à Paris, à Barcelone ou à Berlin ? Ceux qui font des études de langues en particulier avaient déjà fait des recherches et planifié où ils aimeraient aller. Mais ils ont aujourd’hui été déçus par les obstacles du Brexit.
Malheureusement, le Brexit n’a pas seulement influencé les accords commerciaux, les droits de pêche, mais il a aussi eu un impact sur le secteur universitaire. Dès le début de la nouvelle année, les étudiants de la Grande-Bretagne sont soumis à plusieurs règlementations : ils sont obligés de remplir et de déposer un tas de formulaires pour obtenir un visa. Bien que cela soit ennuyeux — mais au fond seulement long — d’autres exigences de nature financière deviennent un problème pour nombre d’entre eux. Il semblerait que, pour certains pays, les étudiants postulant à Erasmus doivent démontrer qu’ils peuvent se payer leur séjour. Ceci veut dire qu’ils doivent prouver qu’ils disposent de 5000 £ sur leur compte à l’étranger. Pour beaucoup d’étudiants, ces demandes sont difficiles à satisfaire et démolissent leur plan Erasmus tant attendu.
Mais n’y a-t-il pas d’autre option pour réaliser le rêve d’un séjour Erasmus ? Pour l’instant, ça reste une question financière, et ça me rend vraiment triste. Si on n’a pas les moyens pour satisfaire aux demandes du pays de séjour, il n’est pas facile de partir. Mais il y a de l’espoir ! En effet, le gouvernement britannique a promis de lancer un autre programme pour les bourses d’études obtenues par Erasmus. Il s’appellera « Turing Scheme », d’après le nom d’Alan Turing, un héros de la Seconde Guerre mondiale. Le nouveau plan comprend 100 millions de pounds et offre des financements pour 35 000 étudiants environ qui pourront commencer à travailler ou à étudier à l’étranger, et pas seulement en Europe. La date de lancement de ce plan est prévue pour septembre 2021. On ne peut donc pas faire grand-chose jusqu’à septembre, si ce n’est rester patient et garder espoir.
En résumé et bien que cela prenne trop de temps, nous pouvons être heureux qu’une alternative soit proposée. Je suppose que nous devrions nous concentrer sur cet aspect positif et essayer de ne pas nous laisser démoraliser si l’Erasmus prévu pour ce semestre n’a pas fonctionné. Dans des moments comme celui-ci en particulier, où non seulement le Brexit, mais aussi la COVID-19 ont tout annulé, la patience est de mise. Ne nous cassons pas la tête et cherchons de nouvelles solutions, et probablement une autre destination. Et surtout, battons-nous pour les échanges universitaires, car ce sont des expériences de vie que personne ne devrait rater, quelles que soient les barrières auxquelles nous sommes confrontés en ce moment !

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *